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Saint-Maximin : la station de potabilisation sera opérationnelle en 2010


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Le maire de Saint-Maximin et le président du Conseil Général du Var ont visité la nouvelle station de potabilisation le 18 septembre 2009.


Alain Pénal, maire de Saint-Maximin, une partie de son conseil, et Horace Lanfranchi, président du Conseil Général du Var, accompagnés par Jacques Plantey, directeur général de la SCP, ont visité la nouvelle station de potabilisation. Un ouvrage réalisé par la Société du Canal de Provence, qui vient en renfort des deux forages existants pour garantir l'alimentation en eau potable de la commune.

La satisfaction était de rigueur, hier, lors de la visite de chantier de la nouvelle station de potabilisation, au quartier du Deffends. Visite qui avait déjà l'allure d'une inauguration officielle. Pour celle-ci, il faudra patienter encore un peu. Certainement jusqu'au premier trimestre 2010. À ce moment-là seulement, la station sera opérationnelle.

En attendant, quelques finitions sont encore en cours, électricité et mise en place d'automatismes notamment. Une phase de quatre mois de tests suivra.

Encore un peu de patience donc. Mais il faut savoir prendre son temps pour préparer l'avenir. Car c'est bien de cela dont il est question. L'enjeu des ressources en potable. Grâce à cet ouvrage, les Maximinois peuvent être tranquilles. La source n'est pas près d'être tarie.

Un projet de longue haleine

Le projet est né au début des années 2000. à cette époque, Saint-Maximin n'avait pas encore 16 000 habitants, mais la commune grossissait et n'avait qu'un seul point d'approvisionnement en eau potable : la source de Sceau. Un épisode neigeux en 2001 balaye les dernières hésitations quant à la nécessité, ou non, de trouver un troisième point d'alimentation, en complément des deux forages existants. « Coupure d'électricité, deux mois de travaux, forages en rideau, administrés sans eau potable... L'option a été prise de se brancher sur le Canal de Provence », rappelle Alain Pénal.

Une décision qui est finalement entrée en phase de concrétisation en 2007. « La commune a décidé de faire appel à la ressource Verdon - Canal de Provence afin de sécuriser son alimentation, tout en étant en situation de couvrir aussi ses besoins sur le plus long terme. Avec un impact moindre sur les nappes phréatiques, dans la lignée des recommandations du Grenelle de l'environnement ».

Cette même année, une « potamobile » - station provisoire - est installée le temps des étapes de conception réalisation.

Là encore, un événement extérieur vient confirmer aux élus qu'ils ont pris la bonne décision. « Une cassure s'est produite dans le quartier de Saint-Simon. Grâce à l'équipement provisoire, l'alimentation en eau potable a tout de même pu être assurée et les Maximinois ne se sont rendu compte de rien... »

Exemple à suivre

Selon Jacques Plantey, directeur général de la SCP, « Saint-Maximin donne, ainsi, l'exemple d'une politique qui anticipe l'avenir et paye le prix de la sécurité. Nous avons cherché ensemble la meilleure façon de gérer les ressources. Une recherche qui se matérialise aujourd'hui. Nous avons installé la station sur un terrain communal. En contrepartie, la convention que nous signons ce jour, permettra une réaffectation de parcelles délaissées du Canal de Provence. »

Voilà pour les détails pratiques quant à l'implantation de la structure. Celle-ci se trouve à proximité immédiate des deux réservoirs communaux. « L'eau potabilisée de la nouvelle station les rejoindra.

Les modes de régulation ont été conçus pour que la commune maîtrise directement la gestion de l'ensemble de ses ressources en eau, dont celle fournie par le SCP. Cette gestion coordonnée permettra au passage de préserver les ressources en sollicitant chacune d'entre elles aux périodes les plus favorables ».

Deux ans plus tard, la sérénité des Maximinois est donc quasi assurée.

Cette opération aura nécessité un investissement de 750 000 euros de la part de la SCP.

Assurance sur l'avenir

Comme le soulignait Horace Lanfranchi, qui a porté le projet en tant que maire puis président du conseil général, « cela permettra de proposer un réel équilibre entre les eaux de la nappe phréatique et les eaux amenées en surface. À force de prélever dans les nappes, nous avions le risque de voir les eaux se polluer d'elles-mêmes. Les choses avancent petit à petit. C'est un travail de longue haleine ».

Et d'élargir le débat en évoquant la liaison Verdon / Saint-Cassien, depuis Saint-Maximin jusqu'à Roquebrune-sur-Argens, avec une antenne qui pourrait également desservir les communes du golfe de Saint-Tropez. « Nous sommes actuellement en discussion. Il reste un partenaire à convaincre... »

Saint-Maximin a, en tout cas, ouvert la voie. Les petits ruisseaux faisant les grandes rivières...

Article rédigé par Christine G.-BACCIOCHI - gaubebacciochi@varmatin.com, paru dans l'édition du vendredi 18 septembre 2009 du journal Var Matin et visualisable sur le site www.varmatin.com en cliquant ici.
Crédit photo : SCP.