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Les Alpes de Haute Provence (04)
La SCP dans les Alpes de Haute-ProvenceLa SCP dans les Alpes de Haute-Provence

Avec 6 600 km2 et 154 000 habitants, les Alpes de Haute-Provence sont un territoire rural où l’agriculture joue encore un rôle économique majeur et mobilise près des ¾ des 165 millions de m3 d’eau consommés annuellement, tous usages confondus.

Dans le département, la répartition des besoins annuels totaux est la suivante :

  • 120 millions de m3 pour l’agriculture,
  • 23 millions de m3 pour l’eau potable,
  • 22 millions de m3 pour l’industrie.

Les ressources en eau sont abondantes mais très inégalement réparties dans l’espace (abondantes en montagne, rares sur les plateaux) et dans le temps (cours d’eau de régime méditerranéo-alpin, avec des assecs prononcés en été). Ces ressources sont de plus en plus difficiles à mobiliser en période estivale et les problèmes de qualité deviennent récurrents

 

De tout temps en Provence, le développement démographique et économique du département a été conditionné par la maîtrise de l’eau. Nous trouvons des traces d’aménagements hydrauliques datant du Moyen Age, voire de l’époque romaine. Le XIXème siècle a vu la construction d’ouvrages hydro-agricoles comme le canal de La Brillanne et le canal de Manosque qui ont permis le développement économique du val de Durance. Le XXème est celui de l’aménagement hydro-électrique de la Durance et du Verdon. Cet aménagement intégré a permis la constitution de réserves très importantes (1,5 milliard de m3 à Serre Ponçon, près de 2 milliards dans les Alpes de Haute Provence) destinées à la production d’électricité, l’irrigation agricole, l’alimentation en eau potable et l’industrie. Construit à partir de 1963, le canal de Provence, ouvrage majeur de cet aménagement, peut transiter jusqu’à 600 millions de m3 par an pour irriguer, alimenter les villes et les industries d’une grande partie du territoire provençal.

Aujourd’hui, dans le département des Alpes de Haute-Provence, la SCP :

  • alimente le plateau de Valensole à partir du Verdon permettant aux agriculteurs, grâce à un aménagement multi-usages, de disposer de l’irrigation sous pression (3200 ha équipés) et aux communes de bénéficier de la ressource de qualité indispensable à leur population ;
     
  • dessert les zones situées au dessus du canal de Manosque entre Lurs et Pierrevert grâce à des réseaux sous pression qui ont été intégrés dans la concession du canal de Provence (1200 ha) ;
     
  • dessert les petits périmètres de Sisteron – Le Thor (175ha), Aubignosc (250ha) et Château Arnoux - Rieu Vançon (200ha) ;
     
  • assure la gestion et l’exploitation des réseaux du SIIRF (Forcalquier) et de l’ASCM (canal de Manosque), dans le cadre de contrats d’affermage.
 

L’aménagement hydraulique de la Durance et du Verdon s’est bâti sur la base d’une gestion solidaire de la ressource en eau à l’échelle régionale. Grâce à cette solidarité, l’essentiel du territoire provençal est aujourd’hui sécurisé dans son accès à l’eau. Cependant, et malgré l’abondance des ressources qui en font « le château d’eau de la région », plusieurs zones du département souffrent aujourd’hui de la forte diminution quantitative ou de l’appauvrissement qualitatif des ressources locales dont elles dépendent. Le défi majeur des prochaines années sera donc de mettre ces zones à l’abri de la pénurie d’eau grâce à des aménagements qui leur permettent de bénéficier des ressources de la Durance ou du Verdon dans le cadre du même principe de solidarité, mis en œuvre au bénéfice de la haute Provence.

Confronté à quelques problèmes majeurs (pénurie estivale dans certaines communes, qualité médiocre de certaines ressources, pollution de la nappe durancienne, absence d’interconnexion entre les communes…), le département doit trouver les solutions techniques et financières permettant de résoudre ces problèmes, tout en relevant les défis qui conditionnent son avenir :

  • sécuriser l’alimentation en eau de toutes les communes,
  • maintenir le dynamisme de son agriculture qui ne peut se passer d’eau pour irriguer,
  • accompagner le développement économique et démographique du Val de Durance,
  • gérer les conflits d’usages liés aux activités touristiques et de loisirs,
  • préserver la qualité de la ressource et des milieux aquatiques.

Pour relever ces défis et s’assurer un avenir serein, le département des Alpes de Haute Provence peut compter sur la Société du canal de Provence, outil régional de gestion rationnelle, économe, durable et solidaire de la ressource en eau, dont elle est une des grandes collectivités actionnaires.